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L’automutilation désigne le fait de se blesser volontairement. Lorsqu’elle survient sans intention de mourir, on parle généralement d’automutilation non suicidaire.
Pour certaines personnes, ces gestes peuvent représenter une tentative de soulager une souffrance émotionnelle intense, de reprendre un sentiment de contrôle, d’exprimer une détresse difficile à mettre en mots ou de mettre fin à un état d’engourdissement émotionnel.
L’automutilation ne se résume donc pas à une recherche d’attention, à de l’opposition ou à un simple manque de stratégies pour gérer ses émotions.
Derrière un même comportement, les besoins et les fonctions peuvent être très différents d’une personne à l’autre.
Ces comportements peuvent apparaître à l’adolescence, mais ils ne concernent pas uniquement les jeunes. Ils peuvent également être présents chez les adultes et dans différentes situations de vulnérabilité.
Il est important de distinguer l’automutilation non suicidaire d’une tentative de suicide. Toutefois, l’absence d’intention suicidaire lors d’un geste ne signifie pas qu’il n’existe aucun risque. Les comportements d’automutilation doivent être pris au sérieux et peuvent nécessiter une évaluation du risque suicidaire.
En intervention, notre rôle ne consiste pas simplement à faire cesser le comportement, mais à comprendre ce qu’il représente pour la personne, à évaluer sa sécurité et à l’accompagner vers des moyens moins dommageables pour répondre à ses besoins.
Comprendre avant d’intervenir, c’est reconnaître que le comportement visible ne raconte pas toute l’histoire.
Tu trouveras ici des informations pour mieux comprendre l’automutilation, des pistes pour soutenir l’intervention et des ressources d’aide pour les personnes concernées, leurs proches et les professionnels.
Les comportements d’automutilation peuvent remplir différentes fonctions. Il ne faut pas présumer qu’un même geste signifie la même chose pour toutes les personnes.
Parmi les fonctions possibles, on retrouve :
Ces fonctions ne sont ni universelles ni exclusives. Elles peuvent se combiner ou évoluer dans le temps.
L’objectif n’est pas de deviner pourquoi la personne s’automutile, mais de chercher à comprendre avec elle ce qu’elle vit avant, pendant et après le comportement.
L’automutilation ne se manifeste pas toujours ouvertement. Certaines personnes cachent leurs blessures par honte, par peur du jugement ou parce qu’elles craignent la réaction de leur entourage.
Certains indices peuvent attirer notre attention :
Ces indices ne constituent pas une preuve d’automutilation. De même, leur absence ne permet pas d’exclure cette possibilité.
L’important est d’ouvrir un espace de dialogue, sans accusation ni interprétation précipitée.
Découvrir qu’une personne s’automutile peut susciter de l’inquiétude, de l’incompréhension ou un sentiment d’impuissance.
La façon dont nous réagissons peut toutefois influencer sa volonté de parler de ce qu’elle vit et de demander de l’aide.
Quelques repères :
Il est important de ne pas promettre une confidentialité absolue lorsque la sécurité de la personne est en jeu.
L’objectif n’est pas simplement d’obtenir l’arrêt du comportement, mais de soutenir la personne dans le développement de moyens plus sécuritaires pour faire face à ce qu’elle vit.
Chez certaines personnes, notamment celles ayant une déficience intellectuelle ou un trouble du spectre de l’autisme, les comportements auto-agressifs peuvent avoir plusieurs fonctions et être influencés par des facteurs médicaux, sensoriels, communicationnels ou environnementaux.
L’analyse de ces comportements nécessite donc une démarche individualisée qui tient compte de l’état de santé, de la communication, du contexte et des conséquences du comportement.
Référence : AIDE Canada – Améliorer les soins aux personnes ayant des comportements d’automutilation
En vertu de l’article 39 de la Loi sur la protection de la jeunesse, toute personne professionnelle ayant des motifs raisonnables de croire que la sécurité et le développement d’un enfant est ou peut être compromis a l’obligation, dans l’exercice de ses fonctions, de signaler au DPJ, sans délai, les situations prévues dans la Loi.
La même obligation incombe aux personnes employées par un établissement et aux personnes œuvrant dans un milieu de garde.
Dans les situations d’abus sexuels et d’abus physiques (même en cas de doute), l’intervenant ou l’intervenante d’un établissement doit signaler sans délai au DPJ, sans égard aux moyens qui peuvent être pris par les parents pour mettre fin à la situation. Il appartient au DPJ d’évaluer si ces moyens sont adéquats.
Toute autre personne doit signaler au DPJ les situations d’abus sexuels et d’abus physiques et peut le faire pour les autres situations compromettant la sécurité et le développement de l’enfant.
Pour plus de détails : Consultez la page Direction de la Protection de la Jeunesse (DPJ)
L’automutilation mérite d’être prise au sérieux. Il est possible d’obtenir de l’aide sans attendre que la situation s’aggrave.
Sources : Gouvernement du Québec et Tel-jeunes.
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