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Déficience visuelle

Voir autrement. Comprendre autrement. Soutenir autrement.

Déficience visuelle : voir autrement, comprendre autrement, accompagner autrement

La déficience visuelle désigne une diminution importante de la capacité à voir qui peut avoir des répercussions sur la réalisation de certaines activités quotidiennes, même avec une correction visuelle adaptée.

Elle peut être présente dès la naissance ou apparaître au cours de la vie, à la suite d’une maladie, d’un accident ou d’une atteinte du système visuel. Elle peut être stable ou évolutive.

La déficience visuelle ne signifie pas nécessairement une absence totale de vision.

Certaines personnes conservent une vision partielle qui leur permet de distinguer les formes, les couleurs, les mouvements ou certains détails. D’autres présentent une perte de vision importante ou une cécité complète.

Les répercussions varient selon la nature de l’atteinte, les capacités visuelles de la personne, son environnement et les moyens d’adaptation disponibles.

Bien au-delà de la vision

La déficience visuelle peut influencer différentes dimensions du quotidien :

  • Les déplacements et l’orientation : se repérer dans un environnement, reconnaître les obstacles et circuler de façon sécuritaire.
  • Les apprentissages : accéder à l’information écrite, utiliser du matériel pédagogique et participer aux activités scolaires.
  • La communication et les interactions sociales : percevoir les expressions faciales, les gestes et certains indices non verbaux.
  • L’autonomie quotidienne : réaliser des activités comme cuisiner, organiser ses effets personnels ou effectuer des déplacements.
  • La fatigue et les efforts d’adaptation : certaines tâches peuvent demander une concentration ou des efforts supplémentaires.
  • La participation sociale : accéder aux loisirs, au travail, aux activités communautaires et aux relations sociales.

Ces répercussions ne sont pas présentes chez toutes les personnes et peuvent varier considérablement selon leur situation.

Au-delà des limitations, reconnaître les capacités

Vivre avec une déficience visuelle ne signifie pas être incapable d’apprendre, de se déplacer de façon autonome ou de prendre ses propres décisions.

Chaque personne développe ses propres stratégies, utilise ses capacités et peut bénéficier d’aides techniques ou d’adaptations qui facilitent sa participation.

L’autonomie ne signifie pas nécessairement tout faire sans aide. Elle consiste aussi à pouvoir faire des choix, accéder à l’information et participer aux activités qui sont importantes pour soi.

En intervention, notre rôle est de reconnaître les capacités de la personne, de comprendre les obstacles qu’elle rencontre et d’adapter l’environnement afin de soutenir son autonomie, sa sécurité et sa participation.

Parce que parfois, ce n’est pas à la personne de faire davantage d’efforts pour s’adapter, mais à son environnement de devenir plus accessible.

Tu trouveras ici des informations pour mieux comprendre la déficience visuelle, des stratégies et des outils pour faciliter le quotidien, ainsi que des ressources de soutien pour les personnes concernées, leurs proches et les intervenants.

Les adaptations ne sont pas un privilège. Elles sont une condition d’accessibilité.

La déficience visuelle peut se manifester de différentes façons.

La basse vision ou malvoyance

La personne conserve une certaine capacité visuelle, mais celle-ci demeure insuffisante pour réaliser facilement certaines activités, malgré une correction adaptée.

Elle peut notamment rencontrer des difficultés à lire, à reconnaître des visages ou à se déplacer dans certains environnements.

La perte de vision périphérique

La personne peut éprouver de la difficulté à percevoir ce qui se trouve sur les côtés de son champ visuel. Cela peut compliquer les déplacements et la détection d’obstacles.

La perte de vision centrale

La personne peut avoir de la difficulté à distinguer les détails, à lire ou à reconnaître les visages, même si une partie de sa vision périphérique demeure fonctionnelle.

La cécité

La cécité peut correspondre à une perte de vision très importante ou totale. Certaines personnes aveugles conservent une perception de la lumière, tandis que d’autres ne perçoivent aucune information visuelle.

Deux personnes présentant une déficience visuelle peuvent donc avoir des besoins d’adaptation complètement différents.

C’est pourquoi il est essentiel de considérer les capacités visuelles fonctionnelles de chaque personne, plutôt que de se fier uniquement à son diagnostic.

Favoriser l’autonomie, l’accessibilité et la participation

Accompagner une personne présentant une déficience visuelle ne consiste pas simplement à compenser une perte de vision. Il s’agit de lui permettre d’accéder à l’information, de participer aux activités et d’exercer ses choix dans un environnement adapté.

Quelques principes peuvent guider l’intervention :

  • Se présenter et annoncer sa présence. Éviter de présumer que la personne peut nous reconnaître ou nous repérer visuellement.
  • Demander avant d’aider. Offrir son assistance sans imposer une intervention ni prendre automatiquement la personne par le bras.
  • Décrire clairement l’environnement. Utiliser des repères précis pour identifier les objets, les obstacles et les directions.
  • Adapter les supports de communication. Proposer, selon les besoins, des caractères agrandis, des contrastes adaptés, des documents numériques accessibles, des supports audio ou du braille.
  • Maintenir un environnement prévisible et sécuritaire. Éviter de déplacer inutilement les objets et signaler les changements importants.
  • Favoriser l’apprentissage des déplacements. Collaborer avec les spécialistes en orientation et mobilité lorsque nécessaire.
  • Reconnaître les capacités et les stratégies de la personne. Lui permettre d’utiliser ses propres moyens pour accomplir les activités.
  • Respecter son autonomie et ses préférences. Ne pas supposer que la personne souhaite être aidée ou accompagnée dans toutes ses activités.

L’objectif n’est pas de faire à la place de la personne, mais de créer les conditions qui lui permettent de faire, de choisir et de participer à sa façon.

Et si l’obstacle ne venait pas uniquement de la déficience visuelle?

Avant de conclure qu’une personne ne peut pas participer à une activité, prenons le temps de nous questionner :

  • L’information est-elle accessible autrement que visuellement?
  • Le matériel peut-il être adapté?
  • L’éclairage, les contrastes et l’aménagement sont-ils appropriés?
  • La personne connaît-elle les repères nécessaires pour se déplacer?
  • Avons-nous demandé quelles adaptations elle préfère?

Adapter l’environnement, c’est aussi intervenir.

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