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Des infos précieuses écrites avec Passion !

Kaël – Le trouble du spectre de l’autisme

Rebonjour à vous, J’espère que vous allez tous très bien. Aujourd’hui, j’avais envie d’écrire sur le trouble du spectre de l’autisme (TSA) ! LE TSA Qu’est-ce que l’autisme ? L’autisme est un trouble du développement neurologique qui cause quelques atypies au niveau de la communication avec autrui et au niveau des comportements stéréotypés.   Plus spécifiquement, les difficultés pourraient être les suivantes : Au niveau communicationnel : Écholalie (répétition de mots) ; Une difficulté avec le langage oral ; Un manque de réciprocité sociale ; Des difficultés à comprendre le langage non verbal d’autrui ; Une non-réponse lors de l’appel de son nom ; Une prise d’accents venant d’une autre ethnicité ; Des difficultés avec le contact visuel ; Une dissociation lors d’émotions fortes ou, au contraire, un grand ressenti ; Des difficultés avec les normes sociales de base ; Une indifférence envers autres ; Peut sembler avoir peu d’empathie ; Semble préférer être seul ; Fait des crises ; Difficultés à reconnaitre ses émotions et celle d’autrui ; Difficultés en amitié et en amour…etc. Au niveau des comportements stéréotypés : Chantonner un son ; Battre des mains (flapping) ; Balancer son corps (rocking) ; Se frapper ; Se mordre ; Se pincer ; Se craquer le corps ; Se ronger les ongles ; S’assoir par terre dans un racoin ; Présence d’intérêts particuliers ; Autostimulation ; Avoir des objets sensoriels pour aider au quotidien : couverture lourde, coquilles, objets mous pour mâcher (chewy), objets sensoriels…etc.) Au niveau des comportements autres : Besoin de sécurité ; Besoin de routines et de rituels ; Difficulté marquée au niveau du changement (imprévus et surprise) ; Présence d’hypersensibilité sensorielle ou hyposensibilité sensorielle ; Difficulté au niveau de l’équilibre ; Difficulté avec la coordination des mouvements ; Dyspraxie ; Difficulté au niveau de la digestion (métabolisme rapide ou lent) ; Ne pas avoir la sensation d’être rassasié ou n’avoir jamais l’impression d’avoir faim. De plus, plusieurs comorbidités peuvent être associées au TSA (anxiété, phobie sociale, insomnie, dépression, idées suicidaires, déficience intellectuelle, retard global par rapport à la grille d’une personne typique : TDA/H, SGT, Pica…etc.) Quelles sont les causes de l’autisme ? Tout d’abord, LES VACCINS NE DONNENT PAS L’AUTISME. Ensuite, les causes de l’autisme sont encore inconnues, et sont, sans surprise, un sujet de débat. Les hypothèses seraient que l’autisme est causé par des causes génétiques (parent porteur du gène, anomalie génétique, mutation d’un gène…etc.), des causes neurologiques (surabondance de synapses qui causeraient potentiellement un ralentissement d’élimination normal de connaissances dites inutiles), et/ou des causes environnementales (exposition à certaines molécules durant les premiers moments de la vie). Quels sont les niveaux de l’autisme ? Il existe trois niveaux au TSA. Niveau 1 : Nécessitant de l’aide (haut niveau de fonctionnement en société) Niveau 2 : Nécessitant de l’aide importante (surveillance et accompagnement) Niveau 3 : Nécessitant de l’aide continue (24 heures) Cependant, l’autisme reste un spectre et quelqu’un peut se retrouver entre deux niveaux. Pour vous donner une idée, je suis diagnostiqué niveau 1 concernant mes comportements stéréotypés, et niveau 2 dans mes habiletés sociales. Je ne suis donc pas considéré comme un autiste de haut niveau de fonctionnement en société. Une désorganisation autistique c’est quoi ? Une désorganisation autistique n’est pas un caprice ! Au contraire, c’est le résultat d’inconfort, d’incompréhension et/ou d’une surcharge sensorielle. Il existe deux types de crises autistiques : Le shutdown Le meltdown -Le shutdown (le avant crise) Ce type de désorganisation fait office de défense contre les agressions sensorielles. Pour une personne autiste, les shutdown sont horribles. Ainsi, ils causent des maux physiques et mentaux impossibles à repousser. Ce shutdown, par analogie, est comme si un ordinateur essayait de redémarrer, mais il en est incapable parce qu’il n’a pas assez d’énergie. Durant cette crise, la personne autiste adopte des comportements de ‘’base’’, par exemple : faire de courtes phrases (parfois incohérentes), se retirer et être seul, répondre par oui ou par non, avoir de la difficulté à comprendre des consignes simples, faire de l’écholalie, faire du flapping etc. COMMUNIQUER ORALEMENT n’est pas recommandé, puisque la personne autiste ne peux pas verbaliser comme elle le voudrait, ce qui peut causer de la frustration. -le meltdown (l’explosion) Ce type de crise arrive lorsque la personne autiste n’arrive pas à arrêter le shutdown. Le résultat ? Il explose! Les manifestations sont difficiles à regarder et parfois très violentes (des hurlements, de la colère, violence contre soi-même, violence contre les objets, violence envers autrui…etc.). COMMUNIQUER ORALEMENT OU VOULOIR CALMER À L’AIDE D’UN CÂLIN C’EST NON ! Quelques statistiques (Fédération québécoise de l’autisme) -Au Québec, le taux de prévalence est en constante augmentation : il est estimé aujourd’hui à environ 1,5%.-Au Canada, l’estimation de la prévalence de l’autisme, incluant les enfants et les adultes, est de 1 sur 94. -Dans le monde, les études les plus récentes estiment que le taux de prévalence des personnes autistes varierait entre 90 et 120 individus sur 10 000, soit environ 1% de la population. -Kaël 

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Kaël

Kaël, mon histoire

Bonjour, je suis un homme de 20 ans. Je suis autiste, anxieux et gay. Je viens vous raconter un bout de mon histoire atypique.

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Ce jour-là, ma vie s’est brisée

Il y a 18 ans, aujourd’hui, notre vie a été chamboulé à jamais. Cette journée a été une des pires de ma vie. Dans cet article, je veux vous partager le ressenti de cette journée et l’annonce d’un diagnostic pour un parent.   Retour en arrière Le 17 juillet 2002. Nous nous rendions à l’urgence de l’hôpital Ste-Justine suite à un rendez-vous avec le pédiatre. Gabriel venait de faire des pics de fièvre durant 5 jours. Elle nous envoie à l’urgence avec une lettre spécifiant qu’elle venait de le voir et qu’il était en attente d’un scan. Gabriel est hospitalisé. Durant ces jours, il passe par différents services pédiatriques pour des examens. Voir son bébé dans un lit d’hopital c’est difficile. Gabriel est vu en génétique. J’apprends qu’il a une translocation chromosomique et moi aussi. Je me sens coupable. Pendant ces jours d’hospitalisation, je fais de mon mieux pour distraire mon fils. Le 23 juillet 2002. Le médecin demande à nous rencontrer dans la salle de conférence, mon conjoint et moi. Je suis inquiète. Je ne veux pas laisser mon bébé tout seul. Le médecin me rassure que les infirmières vont s’occuper de lui. La salle de conférence est sombre. Je ne sais pas où m’asseoir. Je me sens mal à l’aise. Un écran d’ordinateur est allumé. C’est la seule lueur qu’il y a. Le médecin commence à nous parler (je ne me souviens pas des paroles). Une image apparait à l’écran. C’est une image radiographique d’une tête.  Le médecin parle des examens que Gabriel a passé et du scan de son cerveau. Il dit qu’il a des calcifications au cerveau et qu’il a une encéphalopathie. Mon chum demande au médecin si notre fils allait mourir. Le médecin répond par la négation mais mentionne que Gabriel ne marchera probablement pas.  J’éclate en sanglots. Je suis anéantie. Le médecin continue de parler, je n’entends plus rien. Je regarde l’image de l’écran. Mon chum m’amène dans la chambre. Je m’affale sur le fauteuil. Lui, il va voir Gabriel dans son lit. Je ne suis pas capable d’aller le voir. Je ressens de la culpabilité. Je pleure, je pleure…. Une travailleuse sociale vient me voir et me parler. Elle essaie de me rassurer. Je pleure. Mon coeur est en miettes. Elle reste avec moi un long moment. Je jette des coups d’oeil vers le lit de Gabriel. J’éclate de nouveau. Mon chum est avec lui et est fort. Jusqu’au congé d’hospitalisation, je n’ai aucun souvenir, mais je me souviens que chaque fois que je regardais la tête de mon fils, je voyais l’image du scan. Durant le trajet jusqu’à la maison, j’appelle mes parents pour leur donner rendez-vous à la maison afin de leur annoncer la nouvelle. À la maison, l’atmosphère est grise, triste. J’ai les yeux rouges. La nouvelle est un choc pour mes parents. Je pleure et je me réfugie dans l’escalier. Mon père vient me rejoindre pour être avec moi. Il me dit d’une voix calme et rassurante : « Gabriel ne fera pas comme les autres, mais chaque petit geste, chaque progrès sera une petite victoire.» Ses paroles d’une grande sagesse me sont restées en tête. Tout le monde pleure à la maison. Ma vie a changé suite à ce diagnostic. Plusieurs jours plus tard, j’ai fait la gaffe d’aller sur internet avec le diagnostic de Gabriel. J’ai été anéantie. J’ai pleuré. C’était la fin du monde. Aujourd’hui, je peux dire que ce que j’ai lu est bien loin de la réalité. Le processus d’adaptation a été différent pour mon conjoint et moi. Je vous en parlerai prochainement. Aujourd’hui, je suis en paix avec cette journée. Avez-vous des journées qui vous ont marqués au fer rouge? Comment vous avez surmonté le ressenti? Je vous aime. Marie-Claudexx

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L’amour plutôt que la souffrance d’un parent

Il y a deux semaines, j’ai vécu ce que tout parent ne souhaite pas vivre. Ce n’était pas moi le parent qui souffrait, mais j’arrivais à sentir sa souffrance, sa tristesse. Oui, je vivais sa peine. J’ai pleuré en la voyant. On a pleuré ensemble. Nous nous sommes consolées, mais c’était à moi de le faire. J’ai cherché mes mots. J’étais au salon funéraire pour une amie d’école de mon fils, Gabriel. Une belle fleur encore toute jeune! Je suis allée à d’autres funérailles pour des jeunes fleurs handicapées, des personnes que j’ai côtoyées, des élèves de mon école. Même si j’arrive facilement à comprendre la souffrance des parents, je trouve difficile d’exprimer des paroles réconfortantes, car il n’y en a pas vraiment…   En tant que parent vivant en symbiose avec notre enfant, on vit notre bonheur à travers de celui de l’enfant. Bien souvent, on passe deuxième. La relation est plus que fusionnelle, elle est inconditionnelle. L’amour entre eux l’est aussi. Nous sommes bien souvent parent avant d’être une personne. Ses besoins sont nos besoins. Ses désirs sont nos désirs. Cet enfant n’a qu’à nous regarder, notre cœur s’emplit d’un bonheur enivrant. Cet enfant qui est la moitié du parent repose dans un cercueil, c’est comme si le parent n’était plus entier. Une partie a quitté…. La souffrance m’envahit. Et si c’était mon enfant… Ç’aurait pu être moi, la mère qui perd une moitié… Je ressens cette perte. Oh, j’aurais pu lui dire que sa fille ne souffrira plus… Non, on ne veut pas entendre ça…. Quoi dire? Rien! Je n’avais pas de mots, car moi aussi je pleurais…  Tout ce que j’ai pu faire, c’est de prendre la mère dans mes bras, car tout en pleurant, je lui envoyais des tonnes d’amour… Je lui ai dit que j’étais là pour elle. Toi, cher parent, je t’envoie une dose d’amour! Je t’aime! Prends soin de toi. Je suis là pour toi! Ton amie, Marie-Claude Maman de Gabriel, un jeune homme ayant la paralysie cérébrale

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L’approche « Check and Connect »; une intervention globale pour accroître l’engagement scolaire des élèves (3e article de 3)

La prévention du décrochage scolaire se veut toute une orchestration en soi…  Aucun jeune ne se lève un mardi matin, à 16 ans, et se dit « À matin, j’ai le goût de lâcher l’école! » !!  On s’entend pour dire que le processus du décrochage scolaire s’échelonne habituellement sur une longue période de temps et prend sa source dans des facteurs multiples. Que l’on parle de facteurs socioéconomiques (pauvreté, l’isolement, liens école-famille, écart des valeurs école-famille…), de facteurs institutionnels (relation enseignant-élève, climat et pratiques de l’école…), de facteurs familiaux (pratiques éducatives, santé, structure…), de facteurs interpersonnels (rejet des pairs, pairs déviants, conflits…) ou de facteurs individuels (compétences cognitives, affectives, habitudes de vie…), le phénomène du décrochage scolaire est souvent le résultat d’un enchevêtrement complexe de causes possibles, la finalité d’un long processus de désengagement. Pour être en mesure de prévenir de manière efficace le décrochage scolaire, il est donc  essentiel d’en connaître les causes, de pouvoir cibler celles qui sont modifiables et de trouver les interventions les plus efficaces pour le faire.  Il faut aussi être capable de mesurer la qualité de la mise en action des moyens et d’en évaluer l’efficacité. Comme les causes sont multiples, il importe de travailler en prévention sur plusieurs d’entre elles, simultanément.  De plus, pour être efficaces, les interventions se doivent de renforcer le potentiel d’adaptation de l’élève et le potentiel éducatif (de la classe, de l’école, de la communauté) en même temps. En tenant compte de ces principes, l’approche « Check and Connect » cible principalement quatre (4) déterminants modifiables dans ses interventions: 1- Le niveau d’engagement de l’élève 2- L’encadrement et les pratiques éducatives à l’école 3- Le soutien scolaire offert à la maison 4- L’accessibilité des ressources communautaires Pour se faire, « Check and Connect » se base sur 4 principales composantes: 1- LE MENTOR: C’est l’élément primordial de l’approche.  Le mentor crée un lien significatif avec l’élève, il lui valorise l’importance de l’école, offre un soutien à la famille et agit en guise de pivot entre l’élève, son milieu scolaire, sa famille et les autres intervenants impliqués. Via une approche cognitivo-comportementale, il travaille aussi au niveau de la résolution de problèmes, il procède au monitorage des données, favorisant ainsi les succès scolaires, il répond aux besoins individuels du jeune, tout en lui créant un réseau de soutien.  Le mentor doit pouvoir offrir au moins 1 heure de soutien à l’élève, par semaine et ce, pour une durée d’au moins 2 ans. 2- LE « CHECK« :  C’est le système de monitorage des attitudes d’engagement privilégié dans l’approche.  Les comportements observés se divisent en deux principaux secteurs; la discipline et les apprentissages.  Le mentor utilise donc 2 feuilles de monitorage lors de ses rencontres avec l’élève. La première feuille -remplie par l’enseignant- consiste à monitorer ses retards (motivés ou non), ses absences (motivés ou non), ses retraits de classe, ses retenues ou ses suspension et ce, de manière quotidienne, via une feuille à cocher. La seconde touche aux attitudes attendues en classe, soit de posséder tout son matériel, d’écouter attentivement les consignes, de se mettre au travail sans perdre de temps, de s’appliquer dans son travail, de demander de l’aide aux besoin, de faire tous ses devoirs et de les faire selon les exigences.  Quatre colonnes sont utilisées pour qualifier chacune des attitudes, allant de « jamais » à « tout le temps ».  Les avertissements pour indiscipline en classe et autres sanctions sont aussi monitorés.  Cette feuille est aussi remplie de manière hebdomadaire.  Ce « Check » permet d’offrir une intervention immédiate et adaptée au niveau d’engagement de l’élève, de lui faire prendre conscience de sa réalité scolaire et d’assurer le lien entre le mentor et les enseignants.  Les parents sont aussi informés régulièrement des résultats de ce monitorage. 3-  LE « CONNECT« :  La composante « Connect » fait référence au lien que crée le mentor avec l’élève et aux interventions qu’il réalise auprès de celui-ci, de sa famille et de son environnement social.  Selon les besoins du jeune, deux (2) principaux niveaux d’intervention sont offerts. D’abord, il y a l’intervention de « base« ; lors des rencontres avec l’élève, une rétroaction est faite concernant sa feuille de monitorage, suivi d’un message sur la promotion de la réussite scolaire et d’un travail fait au niveau de la résolution de problèmes.  La structure des rencontres suit un certain canevas, mais la façon de l’animer, de l’apporter, demeure à la discrétion du mentor! Ensuite, nous entrons dans l’intervention dite « intensive« ; ce niveau d’intervention est offert lorsque le jeune présente des attitudes d’engagement dénotant un risque élevé de désengagement scolaire.  Il peut s’agir, par exemple, de lui offrir des services de soutien scolaire plus soutenus et individualisés (ex: aide aux devoirs, récupération, tutorat…), des services en lien avec ses problèmes sociaux, comportementaux (ex: alternative à la suspension, groupe d’habiletés sociales, contrat de comportement…) ou même lui offrir un soutien en ce qui a trait aux aspects récréatifs et communautaires (ex: participation aux activités parascolaires, groupe de soutien, emploi d’été…). 4- LE PARTENARIAT AVEC LA FAMILLE:  Il s’agit d’une composante-clé du programme…  En effet, les parents sont considérés comme étant des collaborateurs importants, ayant un rôle complémentaire à jouer.  Il importe donc de développer avec eux une relation de confiance, toujours dans le but de favoriser la réussite scolaire du jeune.  Les principaux objectifs de ce partenariat visent à créer des relations constructives avec la famille, à améliorer la communication entre l’école et la maison, à encourager les parents à s’impliquer dans le suivi scolaire de leur enfant, à améliorer le soutien scolaire à la maison, à répondre aux besoins et aux questions des parents et à jouer un rôle « pivot » avec les autres ressources impliquées. En conclusion, tout intervenant œuvrant dans le milieu scolaire utilise -plus ou moins directement- de techniques d’intervention s’inspirant du programme « Check and Connect » auprès de leurs élèves.  Le programme, quant à lui, permet un dépistage précoce des jeunes à risque de désengagement, une meilleure compréhension du processus de désengagement scolaire, un suivi individualisé et personnalisé aux besoins de l’élève, de sa famille et de son

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Être parent… les défis de la différence

Être parent, les défis de la différence Devenir parent est déjà une aventure en soi, il faut apprendre à connaître le petit être qui vient d’entrer dans notre vie et qui nous comble de bonheur, mais qui « chamboule » notre quotidien. Nous découvrons de nouvelles aptitudes d’organisation et parentales. Quel joie de faire des sorties et rencontrer du monde. Les gens qu’on croise deviennent «gaga» à la vue d’un petit bébé. Ils demandent son nom, son âge. On est tout heureux de leur parler de notre petit trésor. Nos yeux s’illuminent. On est content de dire que notre bébé est facile et agréable. L’enfant grandit. Il continue d’émerveiller son entourage. Qu’en est-il lorsque l’enfant présente des défis et des besoins particuliers? Apprendre que son enfant est différent est déstabilisant et très douloureux, que ce soit à la naissance ou quelques années plus tard. Le parent comprend alors que le quotidien présentera son lot de défis et que son enfant a des besoins spécifiques qu’il devra combler. Il deviendra le premier éducateur de son enfant. Il découvrira un nouveau monde inconnu. Son univers sera rempli de jargon médical, de termes diagnostiques, Il devra aussi démêler les différents services, se battre pour en avoir. C’est comme s’il arrivait dans un nouveau pays. « Bienvenue en Hollande » est un joli texte métaphorique pour mieux illustrer ce que représente le fait de vivre avec un enfant différent. Le parent vit un tourbillon d’émotions : colère, tristesse, peur, désarroi, culpabilité. Il aura besoin de soutien. Il en cherchera auprès des siens, de son entourage. Il se perdra dans les multiples rendez-vous médicaux et thérapeutiques, la recherche de services, d’aide financière. Il fera d’énormes sacrifices, voire même mettre en veilleuse des projets ou sa carrière pour mieux s’occuper de son enfant. Le couple sera fragilisé. Non parce qu’ils ne s’aiment plus, mais par manque de temps pour eux et quelques désaccords. Ils seront en recherche d’un nouvel équilibre. Ces parents n’ont plus de temps et d’énergie pour « être » avec leur enfant : le cajoler, le masser, le bercer, jouer avec lui, simplement lui signifier son amour et vivre sa peine. Le parent est plutôt transporté dans l’univers du « faire » : administrer des médicaments, lui apporter des soins, préparer du matériel, lire une panoplie de livres afin de mieux comprendre son enfant, le stimuler, etc.  Il se remet en question sur ses capacités parentales. Le modèle éducatif dont ses parents lui ont transmis est bouleversé. Il est important au parent de tisser des liens avec son enfant, sans obligation de « faire ». Cela permet l’adaptation à la situation. ♥ Et si cet enfant était un trésor de la vie? ♥ Et si cette différence n’était pas une fin en soi, mais un début? ♥ Et si cet enfant avait à vous apprendre?  Une question de perception Cet enfant tant désiré est différent par les défis qu’il présente et qu’il rencontrera, mais CHAQUE ENFANT EST UNIQUE et il apprend à son propre rythme. Il a des besoins à combler comme n’importe quel enfant. Il grandira, développera sa propre personnalité et ses intérêts. Personne ne peut prévoir la route qu’il suivra. Il faut l’accepter tel qu’il est. Les enfants avec des besoins spécifiques ne sont pas envoyés à des parents spéciaux. Ils rendent les parents spéciaux. Le parent peut regarder son enfant avec amour et lui dire « je t’aime comme tu es, je sais que tu fais de ton mieux et je crois en toi ». L’enfant différent n’est pas réduit à sa différence, il est un enfant avant tout. Il vivra des petites victoires au combien extraordinaires pour ses parents qui se réjouiront et qui feront sentir à leur enfant qu’il est admirable et génial. Le parent renforcera tous les « petits pas » qui mènent à la réussite. Le parent peut-il être heureux? « Le bonheur est un état durable de plénitude et de satisfaction, état agréable et équilibré de l’esprit et du corps, d’où la souffrance, le stress, l’inquiétude et le trouble sont absents » (Wikipedia). Si on se réfère à cette définition, le bonheur est une notion inconnue pour le parent d’un enfant différent, tant la souffrance, le stress et l’inquiétude font partie de leur quotidien. L’enfant « différent »  pousse le parent à se dépasser, à dépasser ses peurs pour oser l’impensable. MAIS… le parent vit et ne pense qu’au travers de son enfant. Son bonheur se vit par le bonheur de l’enfant. Il doit apprendre à vivre comme un être humain avant tout! Étant maman d’un enfant handicapé, j’ai traversé un troupeau de défis. J’ai pleuré. Je me suis mise en colère. J’ai été déçue. J’ai vécu plusieurs deuils et j’en vis encore. Mais j’ai eu des bonheurs incommensurables, de l’amour inconditionnel. Dans le prochain article, je vous parlerai de mon processus d’adaptation. Je vous donnerai mes 5 trucs pour mieux traverser cette difficile tempête émotionnelle. Comment avez-vous vécu l’annonce du diagnostic? Qu’aimeriez-vous conseiller à un parent qui vit cette situation en ce moment? Que le soleil brille dans vos coeurs! Avec amour, Marie-Claude

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DIY Jeux de langage – Construction de phrases

Dans le domaine des enfants, il est possible de renouveler sans cesse le matériel et les jeux selon l’évolution de nos petits. Renouveler les jeux signifie de multiples plaisirs instantanés, mais aussi des coûts élevés qui peuvent être évités si l’on prend quelques minutes pour construire nous-mêmes ces jeux. Prêts? Voilà deux idées à faire soi-même (et avec les enfants!) à la maison. Premier jeu : CASSE-TÊTE DES PHRASES Matériel : 1 vieux casse-tête 5 photos de la famille en pleine activité ou images d’actions sur internet (ex : Zachary mange la pomme) 5 photos de sujets associés aux photos de famille (ex : Zachary, la fille, le chien) 5 images de verbes associés aux photos de famille (ex : bouche qui mange, bras qui arrose, bouche qui boit) 5 images de compléments associés aux photos de famille (ex : la pomme, la carotte, de l’eau) Colle et ciseaux Papier à plastifier ou papier autocollant transparent Assemblage : Assembler les morceaux de casse-tête par 3 Coller les images de sujets, verbes et compléments sur les morceaux de casse-tête Découper ce qui dépasse Recouvrir de papier autocollant pour protéger le jeu (optionnel) Peinturer l’envers en donnant une couleur différente pour chaque trio (optionnel) Indiquer les chiffres 1-2-3 derrière les trois morceaux de casse-tête (optionnel) Plastifier les 5 photos de famille en action associées aux casse-têtes Utilisation : Choisir une image d’action Tenter d’identifier les 3 morceaux associés (accompagner l’enfant) Dire la phrase au complet avec l’enfant, une fois les trois morceaux assemblés (on fait le professeur ensemble!) On peut varier en faisant le casse-tête d’abord, pour essayer ensuite de trouver l’image associée quelque part dans la pièce. Les jeux moteurs sont toujours gagnants! Deuxième jeu : LE PARCOURS DES PHRASES Matériel : Les mêmes images que celles du premier jeu, découpées en cercles (ou autre forme) Une feuille 4 crayons de couleurs Du papier à plastifier Tout ce qui peut servir à un parcours moteur : tunnel, traces de pas de lapin (magasin du dollar), modules pour enfants, cerceaux, etc. Assemblage : Découper les images en cercles (ou autre forme) Colorier l’arrière de tous les sujets de la même couleur Faire la même chose avec les verbes et les compléments, en changeant de couleur pour chaque classe de mot Faire 4 cercles coloriés sur la feuille blanche (un au-dessus et trois en bas, l’un à la suite de l’autre) ; Garder celui du haut en blanc, puis colorier ceux du bas en respectant les mêmes couleurs que l’arrière des cercles (sujets-verbes-compléments) Plastifier le tout (optionnel) Utilisation : Placer les éléments du parcours dans la pièce Mettre la feuille à une extrémité avec les 5 photos de famille en action Mettre les images (sujets-verbes-compléments) à l’autre extrémité Placer une première image sur le cercle du dessus et demander à l’enfant d’identifier les la bonne image à aller chercher (ex : « J’ai besoin de QUI? ») Encourager l’enfant à aller chercher l’image « sujet » en faisant le parcours Répéter pour le verbe et le complément Prendre le temps de dire la phrase ensemble, en pointant les images une à une (on fait encore le professeur!) La plupart des jeux vendus en magasin pour stimuler le langage peuvent nous inspirer à développer les nôtres, à la maison ou à la garderie, et ce, à moindre coûts. Les enfants seront toujours heureux de nous aider à bricoler le matériel requis. Pour les thématiques en garderie ou pour les occasions spéciales à la maison, il est toujours possible de modifier les activités en ajoutant certains éléments (cacher des images dans des œufs de Pâques, mettre des traces de lapins au sol, coller des images sur des ballons de fête, etc.) De cette façon, les jeux peuvent être réutilisés aussi longtemps que nécessaire, sans s’en lasser. L’important, de toute façon, est d’apprendre dans le plaisir. Pour l’enfant, jouer avec l’adulte est toujours synonyme de plaisir. Prêts? À go, on met nos écrans de côté. 1, 2, 3… GO!

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Le langage, bien plus que des mots

Devenir parent, ça change une vie. La vie devient remplie de moments magiques, mais aussi de petites et grandes inquiétudes. Lorsque notre enfant a un trouble de langage, plusieurs questions peuvent venir nous inquiéter. Se fera-t-il des amis? Sera-t-il capable de réussir à l’école? Comment pourra-t-il bien communiquer ses besoins, ses envies, ses émotions? Effectivement, un enfant qui est très peu ou pas verbal aura davantage de défis à surmonter pour s’exprimer. En revanche, la communication et le langage, c’est bien plus que des mots. La communication ne se limite pas au langage verbal. Elle se produit aussi dans le ton de voix, l’intonation, la vitesse de parole. De plus, le non verbal d’une personne lui permet aussi de communiquer. On peut l’observer chez le bébé, bien avant l’apparition des premiers mots. Celui-ci communique avec nous par ses gestes, ses bruits, ses pleurs, ses expressions faciales… Les parents pourront même souvent reconnaitre les besoins de leur enfant selon le type de pleurs qu’il exprime. Au fil du temps, un langage se crée alors entre le parent et son enfant. La communication est la raison d’être du langage. Celui-ci est composé de règles et de symboles qui permettent aux gens de transmettre un message. Le langage prend plusieurs formes. Il peut être oral, mais aussi gestuel, écrit, imagé, dessiné, sous forme de pictogrammes ou de photos. Lorsque nous essayons de comprendre les besoins de quelqu’un qui s’exprime peu oralement, cela peut demander davantage d’observations. Il faut lire autrement la situation pour bien comprendre le message. Il faut analyser les événements, les réactions et les comportements. La personne communique, mais autrement. Il faut aussi trouver une façon de lui permettre d’utiliser une forme de langage qui lui sera propre. Lorsqu’on côtoie des enfants à besoins particuliers, nous devenons plus familiers avec différents types de langage. Nous pouvons penser au langage des signes, aux pictogrammes ou au système de communication PECS. Nombreux de ces moyens s’avèrent efficaces pour permettre aux gens ayant des troubles de langage à mieux comprendre et s’exprimer. En terminant, le langage est important pour socialiser, s’exprimer, raconter, décrire, informer… Ne pas être capable de le faire verbalement est un obstacle que plusieurs personnes devront surmonter. Cependant, il faut se rappeler que le langage ce n’est pas que des mots et que chaque personne a la capacité d’en utiliser un. Comme parent et comme intervenant, nous avons la capacité de les aider à trouver un moyen de transmettre leurs messages. Jessica Loranger Sources : AEC Stratégies d’intervention en développement du langage, CEGEP de la Pocatière Cours : Difficultés ou problèmes de langage et modes d’intervention au Québec, enseignante Rachel Caron et Développement du langage, enseignante Marie-Hélène Gagnon.    Naitre et grandir; Comment bébé communique https://naitreetgrandir.com/fr/etape/0_12_mois/viefamille/fiche.aspx?doc=ik-naitre-grandir-comment-bebe-communique http://www.larousse.fr/dictionnaires/francais/langage/46165   [/av_textblock] [av_team_member name=’Jessica Loranger’ job=’Collaboratrice’ src= » attachment= » attachment_size= » image_width= » description=’! Je suis éducatrice spécialisée depuis 7 ans. Dans mon parcours d’éducatrice, j’ai eu la chance d’intervenir auprès de plusieurs clientèles. Depuis deux ans, j’ai maintenant mon entreprise d’intervention au privé et j’effectue aussi un AEC en stratégies d’intervention du langage. Je souhaite dans mes articles vous transmettre des informations pertinentes sur le développement du langage et la petite enfance. Je désire aussi faire naitre des réflexions, partager des opinions et ainsi ouvrir des discussions avec vous sur ce travail qui me passionne. www,lescalieres.com’ font_color= » custom_title= » custom_content= » admin_preview_bg= »] [av_social_share title=’Partager cet article’ style= » buttons= » share_facebook= » share_twitter= » share_pinterest= » share_gplus= » share_reddit= » share_linkedin= » share_tumblr= » share_vk= » share_mail= » av-desktop-hide= » av-medium-hide= » av-small-hide= » av-mini-hide= »][/av_social_share] [av_comments_list av-desktop-hide= » av-medium-hide= » av-small-hide= » av-mini-hide= »]

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